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BONUS DU CINÉ-CLUB : À la rencontre du cinéma d’Éric Morin

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La genèse d’un auteur : visionnez deux courts-métrages pour vous initier à l’univers d’Éric Morin ! Chasse au Godard d’Abbittibbi et Nous sommes GOLD sont actuellement disponibles sur notre ciné-club en ligne, ICI. Bon cinéma !


Opasatica, d’Éric Morin, 18 min, 2010

Le court métrage Opasatica d’Éric Morin annonce toutes les intentions que le réalisateur a mis ensuite en œuvre dans ses longs-métrages. Un condensé de l’épatant réalisateur en 18 minutes.

En hiver, au nord du Québec, une Espagnole vit une courte et intense relation amoureuse. Un huis clos dans un espace infini. Un amour éphémère en 6 brefs instants, comme une série de cartes postales sur les grands espaces québécois.

Visionnez-le ICI

 


 

Mai en décembre (Godard en Abitibi), de Julie Perron, 25 min, 2000

Le court-métrage documentaire de Julie Perron, Mai en décembre (Godard en Abitibi), nous replonge dans l’histoire et retrace les bouleversements qui ont suivi la venue de Jean-Luc Godard dans la région de l’Abitibi, à Rouyn-Noranda, en décembre 1968.

Quelques mois plus tôt, en mai 1968, la France est secouée par des manifestations populaires et une poignée de cinéastes en colère interrompt le Festival de Cannes. Au Québec, la montée du nationalisme conduit à des affrontements au cours des festivités du 24 juin. C’est dans ce contexte que l’on organise « Les dix jours du cinéma politique » au Cinéma Verdi, à Montréal, qui accueille Jean-Luc Godard, auréolé du succès de ses films À bout de souffle (1959) et Pierrot le fou (1965). Loin de s’en tenir à des rencontres avec ses admirateurs, le cinéaste caresse un projet. Accompagné d’une équipe de cinéastes français et canadiens, il ira à Rouyn-Noranda, où la télévision lui donne carte blanche, et y fera la révolution…

Visionnez-le ICI

 


Chasse au Godard d’Abbittibbi est également en vente dans la boutique !

“Éric Morin se sert du passage de Jean-Luc Godard dans son premier long métrage (ironiquement intitulé La Chasse au Godard d’Abbittibbi), comme une anecdote qui va infuser la conscience de ses trois jeunes personnages qui vont sans le savoir être portés par la trame dramatique des personnages du Mépris de Godard.

Il s’agit de se laisser infuser non seulement par l’esthétique et les idées révolutionnaires du Godard des années 1960 mais encore du renouveau du cinéma-vérité québecois de Claude Jutra, Jean-Pierre Lefebvre et Gilles Carles. Avec un magnifique format Scope, des couleurs vives sur le fond immaculé des paysages enneigés, le cinéaste cultive son goût esthétique du plaisir de la reconstitution d’un univers passé inaccessible sublimé par la mise en scène cinématographique, poursuivant des intentions formelles proches d’un Xavier Dolan. Mais ici, ce sont les icônes du cinéma qui sont convoquées au cœur d’Abbittibbi, contrée reculée où chacun se cherche, se perd dans un travail en n’osant pas témoigner d’un esprit de contestation de crainte de perdre un maigre salaire, tandis que la jeunesse de Marie, interprétée par la charismatique et saisissante Sophie Desmarais, rêve d’ailleurs.

Ce désir de se laisser emporter par des histoires périphériques au centre de gravité de la réalité immédiate immuable est soulignée avec ironie par la voix mystérieuse d’un narrateur qui apporte la dimension inattendue d’un conte d’un autre temps. Sans oublier non plus pour narrer ce road movie intérieur de ces trois jeunes personnages épris d’amour et de liberté créative, une bande originale qui accuse encore la portée onirique des expérimentations des personnages, notamment autour des propositions musicales de Philippe B.” (Texte : Mediapart)

Procurez-le vous en cliquant ici !

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