Biographie

Guilhem Caillard est spécialisé en organisation d'événements culturels.

Il dirige depuis 2014 le Festival de films francophones CINEMANIA à Montréal (Canada) qui célèbrera sa 26e édition en novembre 2020. Il est tout d'abord entré en 2011 dans l'équipe de CINEMANIA comme programmateur associé.

À ce titre, M. Caillard joue un rôle prédominant dans la définition des orientations stratégiques du festival. Guilhem Caillard a collaboré à la programmation de la Cinémathèque québécoise et a publié des critiques de film, chroniques et entrevues pour les revues Séquences, Cineuropa, 24 Images et Panorama-cinéma.

Il est régulièrement invité à participer à des jurys professionnels au sein de festivals internationaux, comme ceux d'Istanbul (Turquie), Cluj (Roumanie), Göteborg (Suède), Thessalonique (Grèce), Rotterdam (Pays-Bas) et Moncton (Canada). M. Caillard détient un baccalauréat en arts du spectacle, une maîtrise en études cinématographiques, ainsi qu'une maîtrise en développement culturel et sociologie des publics. Il est passionné par l'étude des genres cinématographiques et l'économie du cinéma

Crédits images

Photo bandeau et galerie : Vivien Gaumand / Photo portrait : Same Ravenelle

Entrevue de Mon cinéma québécois en France

Festival de films CINEMANIA : repenser la francophonie de demain 

Entrevue avec Guilhem Caillard, directeur général

Le Festival 48 Images seconde a pour habitude de publier des entretiens avec les artisans du cinéma québécois, des producteurs comme Sylvain Corbeil, des réalisateurs comme Robin Aubert ou Ricardo Trogi, des actrices comme Fanny Mallette. Mais il y a aussi toutes celles et ceux qui s’affairent de l’autre côté de l’écran… Ces professionnels sans qui le rayonnement international des films francophones et québécois ne serait possible. Ce sont entre autres les festivals, et en particulier leurs directeurs et programmateurs. 

C’est pourquoi « Mon cinéma québécois en France » vous propose de découvrir l’un de nos nouveaux partenaires outre-Atlantique : l’incontournable Festival de films francophones CINEMANIA qui se bat depuis sa fondation en 1995 pour faire briller les films et les auteurs de langue française. En novembre 2019, cet événement chers aux montréalais a séduit pas moins de 28 000 spectateurs, avec une programmation riche d’une soixantaine de films parmi lesquels des premières prestigieuses : Portrait de la jeune fille en feu, Les Misérables, Papicha, La Vérité, Les Hirondelles de Kaboul et Sympathie pour le diable. Rencontre « à distance » avec le directeur général de cet événement clé. 

Guilhem Caillard - Crédit photo : Vivien Gaumand

Vous deviez être présent parmi nous cette année en avril à Florac, et finalement la crise du Covid-19 en a décidé autrement… Ce n’est que partie remise, mais d’ici là pouvez-vous nous dire en quoi était-il important pour CINEMANIA de découvrir le Festival 48 Images Seconde ?

 

J’avoue d’abord être vraiment séduit par la formule de votre manifestation : un festival défendant le cinéma québécois en plein cœur de la Lozère, c’est suffisamment original et unique pour qu’on s’y attarde ! Par ailleurs, je crois que l’union fait la force. Vous défendez la francophonie en général, et la culture québécoise en particulier : nous aussi. Votre festival et la plateforme en ligne que vous avez lancé œuvrent pour davantage faire connaître le cinéma québécois en France, tandis que CINEMANIA participe depuis 26 ans à faire rayonner les cinématographies francophones à Montréal, dont le cinéma français. Nos expertises sont complémentaires. L’association entre nous est donc naturelle. De façon plus générale, je crois que les festivals de cinéma francophone un peu partout dans le monde gagneraient à davantage s’unir. Un peu à l’image de ce que font actuellement les gouvernements des pays membres de l'Unesco pour légiférer la présence des Gafa (les géants du web) qui bouleverse nos écosystèmes culturels. La ministre de la culture et des communications du Québec, Nathalie Roy, le disait il y a quelques jours : dans ce contexte, la concertation est incontournable. Les pays membres de l’Unesco travaillent sur une réponse et des demandes communes auprès des grandes compagnies du numérique. C’est le seul moyen pour obtenir des résultats concrets. À notre plus petite échelle d’organismes culturels, c’est la même chose : nous, festivals de films francophones, sommes porteurs d’une voix alternative face à l’omniprésence hollywoodienne. En s’unissant, nous pouvons échanger sur nos expertises, trouver des solutions innovantes pour renforcer la présence du cinéma francophone auprès des nouvelles générations de spectateurs : ce sont les plus difficiles à convaincre. C’est cela qui motive CINEMANIA à débuter un nouveau dialogue avec vous, comme nous le faisons déjà en France avec les festivals d’Angoulême et de St-Jean-De-Luz, également en Belgique avec le Festival du film francophone de Namur ou avec nos partenaires aux États-Unis (Focus on French Cinema de Greenwich). Tout cela est d’autant plus pertinent tandis que l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) fête en 2020 les 50 ans de sa création. 

Guillaume de Fontenay & Niels Schneider (Sympathie pour le diable)

Vous faites justement référence à la relation ambiguë, et même parfois inexistante, qu’ont les jeunes avec les films francophones : que constatez-vous au Québec à ce niveau ?

 

Au Québec, nous avons de nombreux festivals de films : c’est une force immense. Au fil des ans, chaque organisme a déployé, à sa façon et selon son identité, des initiatives d’éducation à l’image de telle sorte que les enseignants du primaire et du secondaire ont désormais accès à une grande variété d’options. Chaque organisme espère ainsi  augmenter la découvrabilité des films québécois et francophones auprès des jeunes. Je pense notamment au Prix Collégial du Cinéma Québécois : plus de 1000 élèves issus de 45 établissements à travers le Québec ont visionné les six longs-métrages en compétition; avec l’accompagnement de Québec Cinéma, ces étudiants ont eux-mêmes organisés des débats, des projections spéciales dans leurs ciné-clubs, et ont finalement voté. Antigone de Sophie Deraspe a remporté le prix (photo ci-contre). C’est une initiative formidable. Il y a également les actions du Festival Regard (festival de courts-métrages) au Saguenay, de CinÉcole, ou encore de Plein(s) Écran(s), le festival de cinéma sur facebook qui parle directement aux jeunes.

L’an dernier à CINEMANIA, nos séances scolaires ont attiré trois fois plus d’élèves qu’en 2018 ! Nous avions pour l’occasion organisé trois belles séances de Jeune Juliette d’Anne Émond : le Cinéma Impérial (photo ci-contre), notre quartier général qui compte 819 places, affichait complet. Sous la houlette du journaliste Daniel Racine, les jeunes ont même pu rencontrer les acteurs Alexane Jamieson et Antoine Desrochers, tandis que l’historien Pierre Pageau a pris le temps d’expliquer l’importance de l’Impérial comme emblème du patrimoine cinématographique montréalais. Ceci dit, les 18-25 ans représentent une part assez minoritaire de l’ensemble des spectateurs de CINEMANIA. En général, les films francophones au Québec attirent des catégories de spectateurs plus âgés. Le cinéma français, par exemple, est perçu chez nos jeunes comme trop inaccessible ou intellectuel. Pourtant, une fois face aux films, ils en ressortent souvent conquis et enthousiastes. Les festivals et les associations mènent donc tous un travail acharné, mais malgré ces résultats encourageants, je crois malheureusement que le cinéma et par extension la culture francophones sont en perte de vitesse constante auprès des jeunes. C’est un fait. La notion même de « francophonie » a peu de sens chez les 18-25 ans… La plupart des jeunes québécois déclarent ne jamais avoir vu de films québécois dans leur vie. Une étude récente estimait que 57% des étudiants au Cegep sont incapables de nommer cinq films québécois. Alors imaginez un peu les résultats pour le cinéma belge ou sénégalais…

Sophie Deraspe lors de la projection d'Antigone à CINEMANIA en novembre 2019

D’après-vous, quelles sont les raisons de ce désintérêt ?

J’évoquais le fait que les films français ont parfois la réputation d’être trop élitistes. Certains montrent aussi du doigt les Netflix de ce monde. L’accessibilité aux contenus francophones sur les plateformes est certes un problème. Bien que récemment des titres comme Jusqu’au déclin de Patrice Laliberté aient bénéficié d’une grande campagne marketing portée par Netflix, avec de beaux résultats, c’est l’exception qui confirme la règle. Mais ce n’est pas tout : un énorme travail de fond reste à mener. L’éducation nationale a son rôle à jouer, c’est clair. Les festivals tels que CINEMANIA doivent continuer leurs efforts et multiplier leurs initiatives locales, mais nous avons de toute évidence besoin d’un arbitrage institutionnel. Tout comme les enseignants qui pour la majorité d’entre eux manquent de fonds (et parfois de liberté) pour organiser les sorties au cinéma ou accueillir des ateliers de formation dans leurs classes…   

 

Quelles nouvelles initiatives CINEMANIA a l’intention de mettre en place pour renforcer la découvrabilité du cinéma francophone et québécois chez les jeunes ?

 

Nous allons d’abord commencer par renforcer nos programmes scolaires réguliers. C’est une base autour de laquelle CINEMANIA va entreprendre, compte tenu du contexte mondial, un grand virage numérique que je ne suis pas en mesure de détailler pour l’instant. L’idée générale est de renforcer nos campagnes de promotion sur les plateformes numériques, comme par exemple Apple TV avec qui nous venons de lancer une première collaboration. Le festival a en effet ouvert une fenêtre exclusive de films présentés lors d’éditions précédentes désormais accessible à 0.99 $ l’unité. C’est une tarification qui me semble vraiment avantageuse pour les jeunes. L’initiative a d’ailleurs été relevée un peu partout dans les médias et à travers les réseaux sociaux, ce qui est encourageant. C’est l’occasion de découvrir des films que nous avons défendus dans le passé et que certains spectateurs n’ont peut-être pas eu la chance de voir au festival. Il y a aussi des premières, comme Exfiltrés, un très beau drame géopolitique franco-turc réalisé par Emmanuel Hamon. Pour les campagnes à venir, nous discutons également avec d’autres applications en ligne ou services de VàD, voire même des chaînes spécialisées. Ces démarches sont porteuses : les internautes sont au rendez-vous, et depuis le début du confinement lié au Covid-19 les chiffres de fréquentation du site festivalcinemania.com explosent. Par ailleurs en 2020, CINEMANIA va continuer à accueillir son Jury Jeunesse francophone qui remet chaque année la seconde principale récompense de notre compétition : le « Prix Jeunesse francophone TV5 ». L’an dernier, nous avons reçu neuf jeunes professionnels originaires des quatre coins de la francophonie (Maroc, Luxembourg, France, Belgique, Louisiane, Nouveau-Brunswick). Sous la houlette du comédien et réalisateur québécois Guillaume Lambert, ils et elles ont visionné des films que nous avions préalablement sélectionné pour leur regard fort porté sur les préoccupations actuelles des pays, régions et cultures qui composent la grande mosaïque de la francophonie. C’est un film franco-centrafricain, Camille de Boris Lojkine, qui a remporté le graal. Ce jury est notre seul jury, et il est exclusivement composé de personnes âgées de 30 ans et moins : c’est je crois un message fort envoyé aux jeunes cinéphiles en devenir. 

Guillaume Lambert, Président du Jury Jeunesse francophone 2019, et Guilhem Caillard

Pour revenir au mandat et au parcours de CINEMANIA : quels sont selon vous les grands accomplissements du festival, qui a franchi l’an dernier le cap décisif des vingt-cinq ans d’existence ?

 

Au départ, CINEMANIA était un événement confidentiel qui se tenait sur cinq jours dans la petite salle du Musée des Beaux-arts de Montréal. En 2006, face au succès grandissant, nous avons dû déménager les projections dans la grande salle du Cinéma Impérial et étendre la manifestation sur onze jours. Aujourd’hui, vingt-six ans après sa fondation, nos activités se sont déployées un peu partout à travers Montréal, grâce à des associations avec des partenaires incontournables du secteur culturel comme le Centre Phi avec qui nous étoffons notre offre d’œuvres de réalité virtuelle et nos classes de maîtres gratuites, ou encore la Cinémathèque québécoise qui accueille chaque année une rétrospective associée à notre invité(e) d’honneur. Nos collaborations avec Mario Fortin et Jean-François Lamarche du Cinéma du Parc / Beaubien / du Musée ont également renforcé le rayonnement du festival à travers les différents quartiers de la métropole, et c’est une belle façon de rappeler à quel point Montréal est une grande ville de cinéma, aujourd’hui plus que jamais! Les spectateurs sont de plus en plus nombreux, c’est notre première source de satisfaction. Cela va de pair avec la professionnalisation que nous sommes parvenus à influer à notre organisme. CINEMANIA travaille désormais avec tous les distributeurs exerçant au Québec : nous sommes devenus à leurs yeux un outil intéressant pour accompagner la mise en marché et pousser le rayonnement de leurs films. Dans un contexte où les écrans sont rares et la concurrence américaine est intraitable, ils ont besoin de nous, autant que nous avons besoin d’eux. Des grands producteurs locaux comme Pierre Even (en 2017 avec la première de Nous sommes les autres) ou Nicole Robert (en 2019 avec Sympathie pour le diable) font appel à nous sans hésitation, ce qui n’a pas toujours été le cas. Il y a peu, nous avons accueilli les Rencontres de coproductions francophones réunissant pas moins de 250 producteurs internationaux qui ont d’un coup découvert notre événement : cela a contribué à renforcer notre notoriété et notre expertise en matière de coproduction. Les agences d’artistes ayant pignon sur rue au Québec considèrent désormais CINEMANIA comme un lieu idéal pour mettre en avant leurs clients auprès des invités européens que nous recevons chaque année. Bref, le festival est devenu un joueur incontournable de l’industrie locale et je dirais même que notre réputation au sein du réseau francophone est dorénavant très solide comme en témoignent nos collaborations avec le Film Fund Luxembourg, Swiss Films, Wallonie-Bruxelles International, le CNC, Le Consulat de France à Québec, UniFrance et l’Institut Français. De plus, nous avons un conseil d’administration solide constitué d’acteurs majeurs et renommés de l’industrie. Enfin, cette année, nous avons pour la première fois officiellement intégré le principal programme d’aide offert par la Société de Développement des Entreprises Culturelles (SODEC) avec à la clé un soutien financier et professionnel considérable. C’est un grand pas vers l’avant qui nous donne encore plus d’énergie et renforce notre volonté d’agir pour la francophonie. 

Mathieu Kassovitz au festival en 2018 (Sparring)

Quelle est la place du cinéma québécois au sein de CINEMANIA ?

 

Depuis les débuts du festival, la production nationale est évidemment présente lors de chaque édition : Louis Bélanger accompagnait par exemple son premier-long-métrage Post Mortem chez nous en 1999, Denis Villeneuve et Marie-Josée Croze sont venus présenter Maelström en 2000... Toutefois, cela demeurait à l'époque anecdotique, CINEMANIA étant d'abord et avant tout conçu comme un festival de films français consacré aux invités hexagonaux (Isabelle Huppert, Juliette Binoche, Olivier Assayas, Alexandre Arcady qui sont tous venus). 

C'est véritablement à l'approche de son vingtième anniversaire que le festival a entamé un grand tournant francophone motivé par l'ouverture à d'autres cinématographies nationales. Lorsque la direction de CINEMANIA m'a été confiée en 2014, nous avons commencé à inclure davantage de longs-métrages québécois, et notamment des coproductions. Pour le Canada, la France est le second pays partenaire (après le Royaume-Uni) en matière de coproduction internationale, sans compter qu'à l'échelle de la Province les producteurs québécois ont, en complément, accès à des accords bilatéraux intéressants via les mini-traités. Parce que le festival fait le pont au-dessus de l'Atlantique, CINEMANIA s'est vite imposé comme le lieu idéal pour célébrer les coproductions comme Une Vie Meilleure de Cédric Kahn et Le Fils de Jean de Philippe Lioret. Parmi les souvenirs forts, il y a 2018 lorsque nous avons accueilli deux coproductions Belgique-Québec mettant toutes deux en scène la grande Monia Chokri : Pauvre Georges! de Claire Devers et Emma Peeters de Nicole Palo que nous avons présenté en pré-ouverture de la 24e édition au Théâtre Outremont. Nous avions vu éclore les projets de ces deux films au sein de notre marché de coproduction en 2016, et deux ans plus tard ils se sont retrouvés sur nos écrans, ce qui est particulièrement stimulant. À partir de là, ce fut l'effet boule de neige : CINEMANIA organise désormais de grandes premières de longs-métrages 100% québécois, comme le très beau Tadoussac de Martin Laroche en 2017 et l'an passé Antigone de Sophie Deraspe. Nous avons également le mandat de sensibiliser le jeune public au cinéma francophone. Chaque année, dans le cadre de nos projections scolaires, nous rediffusons une œuvre québécoise qui a une forte résonnance auprès des élèves (La chute de Sparte de Tristan Dubois en 2018, Jeune Juliette d’Anne Emond en 2019). Ces films sont toujours accompagnés par des réalisateurs ou des acteurs et présentés par un(e) critique de cinéma.. Depuis trois ans maintenant, chaque année au mois d'avril, CINEMANIA exporte fièrement une programmation québécoise sur-mesure au sein du festival Focus on French Cinema à Greenwich, aux États-Unis. Nous avons accompagné là-bas les comédiens Noah Parker (avec le film Ailleurs), Théodore Pellerin (Sigismond sans images), Émile Schneider (Le Pacte des Anges, Embrasse-moi comme tu m'aimes), Mylène Mackay (Nelly), Jean-Carl Boucher (avec la trilogie Ricardo Trogi), Geneviève Dulude-DeCelles (réalisatrice d'Une Colonie) : cette opération d'exportation des contenus québécois dans un territoire réputé difficile fut un à chaque fois un grand succès, l'État du Connecticut ayant, par sa proximité géographique avec le Québec, un certain potentiel de cinéphiles intéressés par le cinéma de la Belle Province. 

En parallèle à toutes ces initiatives, il a fallu intensifier les collaborations avec les joueurs de l'industrie locale comme la Sartec (Société des Auteurs de Radio, Télévision et de Cinéma), l'ARRQ (Association des Réalisateurs et Réalisatrices du Québec), Réalisatrices Équitables et le FCTMN (Femmes de Cinéma, de la Télévision et des Médias Numériques). C'est par là que cela commence : ces regroupements professionnels nous ont d'abord permis de développer de solides ancrages au sein de la famille du cinéma québécois. D'un seul coup à CINEMANIA, nous les avons associés à des événements de type tables rondes, présentations spéciales, déjeuners thématiques, dans le but de faire découvrir leurs solides expertises et leur fine connaissance des enjeux de l’industrie. De même, je considère que notre association systématique avec la Cinémathèque québécoise permet chaque année de mettre en avant les collections prestigieuses de cette institution emblématique pour le cinéma d'ici. 

En 2020, notre programmation inclura pour la première fois une sélection de courts-métrages québécois. En clair : CINEMANIA est définitivement devenu, d’année en année, un rendez-vous incontournable pour l’industrie (acteurs, réalisateurs, producteurs, agents d’artistes) afin de découvrir les nouveautés du cinéma québécois et francophone, un lieu d’échange et de réseautage. 

Monia Chokri (Emma Peeters)

Propos recueillis par Guillaume Sapin (07/05/2020)

Crédit photo : Vivien Gaumand

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