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Entrevue exclusive avec Kim St-Pierre, la réalisatrice de Réservoir

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Kim St-Pierre a gracieusement accepté de se livrer en entrevue avec nous dans le cadre de la programmation de son film Réservoir au sein de notre ciné-club. Inspiré de son histoire personnelle, ce drame intimiste à petit budget est le premier long métrage de la réalisatrice québécoise.

Réservoir dresse le doux portrait de deux frères que tout oppose, qui, à la suite du décès de leur père, décident d’aller répandre les cendres de ce dernier près du chalet familial, situé en bordure du réservoir Gouin à La Tuque. C’est une histoire de fratrie, de deuil et de renouveau, mais c’est aussi une histoire de nature paisible, d’errance et de huis clos. On se retrouve plongé dans le décor insolite d’un bateau-maison naviguant à travers la beauté sauvage des paysages québécois. 


 

UN COURT EXTRAIT POUR VOUS DONNER

LE GOÛT D’EN LIRE PLUS !

Réservoir est un huis clos qui s’avère finalement très ouvert sur les étendues du réservoir Gouin en Haute-Mauricie… Ce sont des images inédites au cinéma. Pourquoi avoir choisi ce lieu en particulier ?

Cet endroit au Québec ne ressemble à rien d’autre. Les rivières qui ont été détournées par l’Homme pour créer un réseau de circulation des pitounes de bois au début de l’industrie forestière au Québec et qui permet aujourd’hui de contrôler la pression de l’eau sur les barrages hydroélectriques lors par exemple de la crue des eaux crées un labyrinthe. Aussitôt qu’on s’aventure sur cette étendue, on ne semble jamais en voir le bout. On s’approche d’une berge et on découvre que ce n’est qu’un petit amas de terre et que l’eau continue. D’ailleurs, plusieurs portions du Réservoir Gouin ne sont accessibles que par les airs ou par les eaux, il n’y a donc que très peu d’habitations. C’était impossible à simuler malgré que ce ne soit pas la nature ou les points d’eau qui manque sur notre territoire. Mais ce qui a déterminé le choix de cet endroit sur lequel je n’étais jamais allée avant de vouloir écrire ce film, c’est la présence des bateau-maisons. Quelle métaphore extraordinaire! Voir la demeure glisser dans une aussi vaste étendue est très poétique. C’est l’ancrage du moi à la dérive. Ça colle parfaitement à l’état des personnages. Et ça dynamise certainement le classique huis-clos. Le Réservoir Gouin est le seul endroit au Québec où on peut trouver ces embarcations.

Partez à la rencontre de l’univers de Kim St-Pierre en lisant l’entrevue en version intégrale ICI.


 

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