Direction
Marcel Jean
Fondée par un groupe de cinéastes passionnés, parmi lesquels on retrouve Jacques Giraldeau, Rock Demers, Guy Cameau, sous l'initiative du réalisateur Guy-L. Coté, la Cinémathèque canadienne voit le jour en 1963. Cinéaste, cinéphile et amateur de livre, monsieur Coté reconnaissait l'importance de la documentation cinématographique comme mémoire du cinéma et il a constitué, au cours de sa vie, une collection qui est devenue le fondement du Centre de documentation de la Cinémathèque, aujourd’hui connu sous le nom de la Médiathèque Guy-L.-Coté.
En 1966, la Cinémathèque devient membre de la Fédération internationale des archives du film, un réseau professionnel qui lui donne accès à une quantité inestimable de films et de documents, et à une expertise de pointe dans les domaines de la conservation, de la documentation, de la restauration et de la diffusion. La Cinémathèque est la seule institution canadienne reconnue par cette prestigieuse organisation, ce qui démontre bien que l’organisme à but non lucratif occupe déjà une place de choix dans le paysage cinématographique national et international.
Vouée à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine audiovisuel, la Cinémathèque canadienne est rebaptisée en 1971 sous le nom de Cinémathèque québécoise.
Dès 1974, l’institution se dote d’un Centre de conservation spécialement aménagé à Boucherville pour entreposer et conserver de façon optimale ses collections imposantes d’œuvres cinématographiques et d’émissions de télévision. Les efforts consacrés depuis bientôt cinquante ans à la préservation de ce patrimoine ont permis à la Cinémathèque de constituer des collections inestimables. Aujourd’hui, plus de 50 000 titres sur pellicule et quelque 20 000 heures sur ruban magnétoscopique (télévision ou vidéo) sont préservés dans les réserves de la Cinémathèque.
C’est en 1982 que l’institution déménage ses bureaux de la rue McGill pour avoir pignon sur rue dans ses locaux actuels du boulevard De Maisonneuve Est. Ce nouvel emplacement stratégique et la configuration des lieux, revus en 1996 et gagnants de plusieurs prix d’architecture, sont propices à la tenue d’événements et à de multiples rencontres.
La Cinémathèque aménage en 1997 deux salles spécialisées, la salle Raoul-Barré pour les expositions permanentes et la salle Norman-McLaren pour les expositions temporaires, offrant ainsi au public un choix d'expositions d'ici et d'ailleurs souvent conçues et produites ou adaptées par la Cinémathèque. Compléments indispensables aux projections publiques, ces expositions témoignent de la richesse de l’histoire du cinéma, de la télévision, de la vidéo et plus récemment des nouveaux médias.
Depuis 2006, la Cinémathèque joue un rôle essentiel à titre de coordonnatrice du dépôt légal des films du Québec, un mandat que lui a confié Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Bien qu’au fil de son histoire, la Cinémathèque ait connu de grands changements, résultant notamment de la rapide évolution technologique et des enjeux encourus, une certitude demeure : depuis ses débuts, la Cinémathèque est un important lieu du savoir, une mine d’or pour les étudiants, les professeurs, les chercheurs, les journalistes, les professionnels du milieu audiovisuel, mais aussi pour le grand public. Consacrée au passé et tournée vers l’avenir, la Cinémathèque québécoise est une véritable machine à voyager dans le temps, permettant de visiter et de revisiter les petits bijoux et les grands trésors de l’histoire de l’image en mouvement !